Tuesday, July 7, 2015

L'année où je suis venu vivre à Paris

L’autre jour je me trouvais dans la bibliothèque de ma fac à Madrid (concrètement à Getafe, qui est encore pire) en retournant deux vieux manuels de droit civil. Dans le comptoir je remarque un livre en français que je commence à feuilleter et après avoir lu la première phrase je sais déjà qui il doit être mien.



« C’est arrivé l’année où mon existence s’est écroulée. L’année où je suis venu vivre à Paris »

Paris n’a pas écroulé mon existence, mais il l’a bien sûr mis sens dessus dessous. C’est compliqué à expliquer, j’ai vécu tant de choses en si peu de temps… Mais il y en a certains qui sont impossibles à oublier, toutes ces leçons qui la vie nous donne et qui restent  avec nous pour toujours. À peu près comme apprendre à faire du vélo.

Et à Paris j’ai appris une des leçons plus importantes de ma vie : J’ai appris à accepter les imperfections, mes imperfections. J’ai appris à vivre avec ces petites erreurs qu’on commet chaque jour, ces defaults minuscules qui nous caractérisent, ceux qui nous font être nous mêmes.  Je ne sais pas trop pourquoi, peut être parce que je les faisais à chaque fois que j’essayais de faire même une simple phrase, peut être c’était simplement une question de maturité… j’en sais rien. Mais c’était cette année quand j’ai bien appris la subtile différence entre le dépassement personnel et le fait de se déclarer la guerre à soi-même, la fine ligne qui sépare l’auto-exigence de l’autodestruction, même si tout ça sonne exagéré.

Je suis devenue un nomade dans mes propres rêves, une exploratrice de mes propres limites. J’ai parcouru les frontières de mon esprit, là où l’ambition délimite avec la capacité, là où l’audace lui gagne du terrain à la peur… À la fin j’ai réussi à créer une petite carte, elle est incomplète bien sûr, mais c’est quelque chose déjà.

Cet apprentissage, si fondamental mais si important à la fois, m’a donné une sensation de liberté que je n’avais jamais expérimenté. Cet année j’ai été libre dans nombreux aspect, j’ai été plus libre que jamais… et en conséquence heureuse, heureuse comme jamais !

Il n’y a rien comparable à se promener dans les rues d’une des plus belles villes du monde en se sentant tellement chanceuse. Rien comparable à la lumière cuivrée qui reflète sur la Seine à la tombée du jour… Paris est et sera un privilège.
Paris et son charme français. Les français et leur charme, tout court.
Paris et ses recoins de conte de fées, ses avenues remplies de françaises magnifiques en se bousculant devant les vitrines de robes encore plus magnifiques…

Habiter à Paris un an c’est comme avoir une idylle, un amour d’été. Cette histoire a été brève mais intense. Je ne peux pas demander mieux, il me reste que mots de remerciement.

Merci Paris, pour cette aventure. Merci Paris de m’avoir laissé être imparfaite, libre et heureuse… Toujours dans mon cœur.


☮, ♥ 
Amaia